Saigo no Kitai

Saigo no Kitai, c'est plus qu'une simple pension. C'est une maison de jeune qui offre à ses habitants la possibilité de découvrir qui ils sont et qui ils veulent être. (Y/Y/H NC-15)
 
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 Miu Takanori

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Matsumoto Miu
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Messages : 31
Date d'inscription : 07/02/2011
Age : 24
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Dossier personnel
Orientation: Bi
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MessageSujet: Miu Takanori   Mer 9 Fév - 19:11

MATSUMOTO MIU
« 'Tit chou... Anyway, tu mourras un jour, alors faut pas précipiter les choses. »

Hajimemashite


feat. Omi, Exist Trace
    JE SUIS CE QUE JE SUIS

    Général

    • Sexe: Féminin

    • Orientation: Bisexuelle

    • Âge: 18 ans

    • Nationalité: Japonaise

    • Groupe: Habitante de Saigo



    MES QUALITÉS ET DÉFAUTS
    ________
    Comment décrire mon caractère en quelques lignes lorsque parfois, je ne sais même pas qui je suis? Ne me demander pas de faire la liste de mes défauts et de mes qualités, je ne les connais pas moi-même. À un moment, certaines de mes qualités peuvent virer à l'extrême et être considéré comme des défauts, et inversement... Je suis aussi un être simple à première vue, mais qui devient complexe lorsqu'on s'entête à creuser plus profond... Ah! Je ne sais même pas par où commencer...
    On peut dire de moi que je suis inexpressive. Il est vrai que je ne souris pas souvent, qu'il est quasiment impossible de me voir pleurer et que me voir fâché, jalouse ou quoique que se soit dans le genre serait un miracle. C'est qu'il y a véritablement des émotions que je me vois incapable de ressentir. Je ne peux pas en vouloir à personne, sauf à moi-même. Je n'arrive pas non plus à me fâcher ni même à haïr quelqu'un. Peut-être parce que je suis lâche, et que je trouve que la haine fatigue plus que le pardon... Oui, je peux tout de même être triste... Ou plutôt, ressentir un sentiment de découragement, de faiblesse et de lassitude que j'associe à la tristesse. Parce que pleurer, c'est quasiment impossible. Je dois être au bord de la détresse totale pour me mettre à pleurer...
    Donc, si je ne ressens pas certaines émotions, il m'est impossible d'exprimer ses émotions. Ce qui rend, bien sûr, mes réactions limitées. À cause de ça, on dit souvent que je suis une femme forte et indépendante, que rien ne m'attend et que je peux affronter n'importe quoi. Sur ce dernier point, je suis d'accord. J'ai déjà vu l'enfer, que peut-il m'arriver de pire?
    Vous comprendrez donc que niveau sociale, la vie est plutôt difficile pour moi. Je ne suis certe pas du genre à m'avancer vers les autres. Aussi, je ne suis pas le genre de fille qui va poser des questions. Je me contente de regarder et d'observer autour de moi, et j'obtiens éventuellement toutes les réponses aux questions que je pourrais posées. On me reproche souvent ce surplus d'attention, si bien que parfois il m'arrive de me couper du reste du monde pour ne pas entendre ou voir ce que je ne devrais pas savoir. Bien sûr, on me reproche alors d'être antisociale et de ne m'intéresser qu'à ma petite personne. On dit de moi que je suis égocentrique, mais comme je n'arrive pas à me faire de définition satisfaisante du mot, j'hésite encore à dire que je le suis véritablement. Il est vrai par contre qu'il m'arrive d'oublier de prendre les émotions des autres en considération, trop plonger dans mon propre monde que je suis...
    Mon propre monde, oui, car bien souvent je suis perdue dans mes pensées, à ressasser mes rêves de la nuit dernière ou à prévoir mon rêve de la nuit suivante.
    Quoi dire d'autre... Ah, oui. J'ai un talent extraordinaire, que j'appelle l'apprentissage rapide. En effet, si je me planche sur quelque chose, je peux apprendre à maîtriser cette chose deux à 3 fois plus vite que n'importe qui. On appelle ça être une bollée naturel, je crois... Puisque à l'école, je n'ai pas besoin d'étudier. J'écoute plus ou moins les paroles du prof, je lis les pages qu'il faut lire... Puis j'ai 90 aux examens. Ce n'est pas si compliqué...
    Bon, faisons la liste maintenant de tous mes problèmes psychologiques... J'ai une peur affreuse d'arriver en retard. Pour ça, il m'arrive souvent d'arriver jusqu'à 45 minutes à l'avance à l'endroit voulu. J'ai aussi horriblement peur de téléphoner, de passer à la caisse, de demander de l'aide à quelqu'un voir même d'adresse la parole à un inconnu. On peut ramasser tout ça en disant simplement que j'ai peur de déranger les autres. Parfois, je voudrais simplement disparaître de la surface de la planète. J'ai tendance à croire que si je disparaissais, ça ne changerait rien et le monde continuerait de tourner. Je suis même prête à parier que l'église ne serait même pas remplis au ¾ lors de mon enterrement, et que la majorité des personnes présentes ne serait venue que parce qu'elles se sentaient obliger.
    Oui, j'ai des pensées plutôt sombre. Je suis pessimiste de nature, j'ai une tendance à m'autodétruire psychologiquement, j'ai déjà eu des tendances suicidaires... Bref, tout le tralala.
    On me reproche souvent mon pessimiste, d'ailleurs. J'ai toutefois réussi, avec le temps, à voir à la fois les deux côtés de la médaille. Ce détail me permet de défendre assez efficacement tous les points de vue et ce de façon objective. Je peux aisément défendre une cause qui n'est pas la mienne, et donner des conseils que je ne suivrai pas moi-même. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais est sans doute une de mes phrases favorites...
Mon passéMon avenir
Je suis née un 29 Octobre, presque un an et demi après mon grand frère. Je n'ai pas véritablement de souvenir de mon enfance. En vrai, c'est la faute d'un mécanisme de défense psychologique, l'enfouissement. Les actes traumatisants qui ont marqué mon enfance on été enfouis au plus profond de mon inconscient, et avec eux le reste de mes premières années de vie. Mon souvenir le plus lointain remonte à mes 6 ans, quelques temps après mon entré au primaire. Par la suite, ce n'est plus l'enfouissement que mon inconscient à utiliser comme mécanisme de défense, mais plutôt une sorte de déni. Mais une sorte de déni si étrange et si spécial que mon histoire sera plus simple si je la sépare en quatre partie. Noter que les parties 1 et 2 se produisent en parallèle.

Chapitre 1: Victime
L'enfouissement de ma mémoire est étrange, parce que je sais qu'elles sont les évènements traumatisants que j'ai vécu, sans pouvoir me rejouer les scènes dans ma tête (heureusement!). Tout à commencer lorsque j'avais environ 3 ans. Lorsque ma mère n'étais pas là, et que mon frère et ma sœur était absent ou occupé, mon père me prenait à part... Tout à commencé tranquillement, bien sûr. Il utilisait de belles paroles, comme :«Viens, il faut que tu aides Papa pour un truc. Papa t'aime trop, tu le sais bien. C'est pour aider les relations avec ta Maman.» Il utilisait aussi des récompenses. Il me favorisait face à mon frère et ma sœur, ne faisait que parler de moi et de mes incroyables capacités dans les réunions de famille et me présentait à tous ses amis, comme étant sa plus grande fierté. Cette attention me rendait mal à l'aise, mais je croyais que c'était normale. Surtout, je croyais que c'était normal les actes que mon père me faisait faire. Je croyais vraiment que je l'aidais, alors même si je n'aimais pas ça du tout et que ça me rendait mal à l'aise, j'obéissais à mon père.
En grandissant, j'ai toutefois finit par me rendre compte que non, ce n'était pas normal. Je ne le disais à personne par contre. C'était le dangereux secret que je partageais avec mon père. Je ne voulais pas le révéler, parce que je savais que mon père allait avoir des problèmes. Malgré tout, c'était mon père, et je l'aimais! Je n'avais pas le choix de l'aimer! Ce n'est pas comme-ci je pouvais en avoir un autre, après tout...
En grandissant, j'ai commencé à craindre pour ma petite sœur. Et si je n'étais pas la seule? Et si ma petite sœur Nana devait subir les mêmes choses que moi? Elle était si belle et innocente... J'en parlai à mon père, et il me rassura qu'il n'avait jamais touché à Nana, et qu'il ne la toucherait jamais si je continuais à ''l'aider''. Alors j'ai continué, bien sûr.
Quand ma deuxième petite sœur est née,les doutes sont revenus. J'avais 11 ans alors, mon frère allait avoir 13 ans et ma petite sœur en avait 8. Encore une fois, mon père me rassura que si je lui obéissais, il n'avait aucune raison d'aller chercher les deux autres. Alors j'ai fermai les yeux, tentant d'oublier les instants de supplices et d'imaginer de belles choses le temps que ça s'arrête.
N'en pouvant plus toutefois, à 16 ans j'ai tout fait arrêter. J'ai commencé par refuser, allant même jusqu'à lancer des insultes à mon père et de menacer de tout balancer à la police. J'ai tout de même garder un œil sur mes petites sœurs, histoire de m'assurer qu'elles avaient bien droit à une enfance normale, elle... Mais même-ci les actes étaient terminés, les paroles continuaient. Mon père ne cessait pas de faire des allusions, de demander à me voir porter les nouveaux sous-vêtements que je m'achetait, ou faire des commentaires sur ma poitrine qui avait encore grossis ou autre chose dans le genre. Bref, il savait comment me rendre la vie encore plus insupportable...

Chapitre 2: Surdouée
Lorsque je parle de déni, c'est dans le sens où dans ma vie de tous les jours, je grandissais comme une jeune fille presque normale. Si on m'avait demandé si j'étais victime ou que;que chose du même genre, j'aurais répondu non sans aucune hésitation, alors que je suis habituellement la pire des menteuses. Pourquoi? Simplement parce que quand je n'étais pas seule, j'arrivais même à oublier moi-même que j'étais une victime. C'est comme s'il y avait deux personnes à l'intérieur de mon corps, la victime et l'autre. La victime ne pouvait pas avoir accès aux souvenirs de l'autre, et vice versa. Je pouvais donc grandir et me développer plus ou moins normalement.
Mes 3 premières années du primaire furent des années parfaites. J'étais surdouée à l'école, si bien que tout le monde venait me poser des questions et enviaient mes notes scolaires. De plus, je faisais de la gymnastique artistique de compétitions, dans un niveau assez élevé, ce qui augmentait l'admiration de mes camarades de classes. Ils faisaient tous la course le matin pour découper les articles de journaux qui racontaient mes exploits lors de compétitions, histoire de les coller dans la classe. Tous les gars rêvaient de passer la récréation en ma compagnie. Un à même poussé l'audace jusqu'à m'embrasser, en arrière de la petite cabane au fond de la cour de récré. Il est immédiatement devenu populaire auprès des autres garçon, simplement parce qu'il avait eu la chance de m'approcher plus près que n'importe qui d'autres.
Puis j'ai changé d'école. Ma nouvelle école était spéciale, et la majorité des élèves étaient des surdoués comme moi, si bien que je ne sus retrouver l'admiration des autres comme je l'avais avant. Je n'ai pas su y trouver ma place et j'ai commencé à me refermer sur moi-même, de plus en plus.
À la gymnastique, le niveau qu'on demandait de moi était de plus en plus élevé, et les compétitions de plus en plus importante. Je ne pouvais plus vivre avec un tel stress, si bien que je finis par arrêter.
Comme je disais depuis des années que j'allais devenir acrobate au Cirque du Soleil, j'entrai dans une école de cirque comme acrobate. J'y passai cinq an, mais même là je ne réussi pas à m'intégrer aussi bien qu'il aurait fallu. J'étais toujours un peu en dehors des autres, malgré mon talent exceptionnelle. Bien sûr, on admirait mes talents d'acrobate, de trampoliniste et même de trapéziste, mais on me laissait en dehors des sorties, on m'ignorait lors des pauses et on se jumelait avec moi seulement lorsqu'il n'y avait pas d'autre option pour les travaux d'équipe. Peu à peu, je perdis mon intérêt pour ce monde, et j'annonçai mon départ après 5 ans. Lors de ma dernière année, on me laissa complètement de côté. Mes coach arrêtèrent de me donner des cours sous prétexte que j'avais dépasser leur niveaux et qu'ils n'avaient plus rien à m'apprendre. On coupa mon nombre de numéro pour le spectacle de fin d'année parce que j'étais une fille et qu'ils avaient besoin d'un gars pour jouer le rôle, et ce même s'il était moins doué que moi. Bref, je quittai l'École de Cirque, légèrement dégoûtée.

Chapitre 3: Rien qu'une ombre
Avant même ma dernière année de cirque, je commençais déjà à être désillusionner. J'avais vécu un été difficile en tant qu'animatrice de terrain de jeu, auprès de jeune qui avait un peu tous vécu des choses comme moi je les avait vécu. À la maison, mon père continuait ses allusions. C'est cet été, et l'hiver qu'il l'avait précédé, que j'eus véritablement ma phase suicidaire. Je n'en pouvais plus, véritablement... Incapable de s'intégrer nulle part, ne sachant vraiment où est sa place, avec les pressions psychologiques en plus... Je ne pouvais plus continuer comme ça. Il fallait que quelque chose change.
J'étais même devenue dangereuse, particulièrement pour moi-même. Souvent, je regardais les voitures passé à côté de moi lorsque je marchais, et la tentation était forte de me jeter au milieu de la route à l'instant même ou l'une d'elle allait passer...
Mais j'ai rencontré Hanako, la blonde de mon frère. Je l'ai rencontrer durant l'été, et nous sommes rapidement devenue amie. Plus qu'amie même, elle a su m'écouter et me mettre en confiance. Pour la première fois de ma vie, j'avais trouver quelqu'un qui m'appréciait pour ce que j'étais, et non pas pour ce que je faisais.
Je me rappellerai toujours de la fois où je me suis confiée à elle. On était l'été, un soir. Nous étions descendu sur la grève, observé l'eau qui s'étendait et prenait tout l'espace passer la petite bande de pierre et de sable qui restait. Nous nous étions assise sur une branche de bois, et là j'ai parler pendant des heures et des heures, laissant couler mes larmes aussi vite que le flot de mes paroles. Elle m'a d'abord écouté sans rien dire, puis elle a commencé à me consoler. C'est elle qui m'a apprit que mon grand frère avait aussi été victime, mes durant quelques années seulement. Je n'ai pas peur de le dire, cette nuit a été un marquant dans ma vie. C'est la nuit où j'ai décidé de continuer à vivre au lieu de souhaiter mourir. Certaines des pensées suicidaires que j'avais alors sont restés, mais elles ne sont pas assez forte pour me faire passer à l'acte. Il me reste seulement l'envie de mourir jeune, de ne pas m'attarder dans ce monde affreux, ainsi que la certitude que tout irait sans doute mieux si moi je n'était plus dans les parages pour déranger tout le monde.

Chapitre 4: Espoir d'un renouveau... difficile.
Pourtant, ce n'est pas cette nuit-là que je décidai que livrer mon père aux policiers. Je gardai encore un peu le secret pour moi, mais je le partageai avec mon frère. Ce n'est qu'en Octobre que je décidai de tout raconter à ma sœur Nana. Je me rappelle encore parfaitement ce qu'elle m'a dit alors:« Il faut le dire immédiatement à Maman. Elle saura quoi faire. Et s'il faut appeler la police, alors appelons là! Moi je te dis que Maman va péter une dépression et qu'on va finir tous en famille d'accueil... Mais se sera toujours mieux que de passer une nuit de plus sous le même toit que ce salaud. Je comprends maintenant toutes les allusions qu'il faisait... C'est dégeulasse! Miu... J'ai toujours cru que tu ne m'aimais pas... Je suis tellement désolé... À cause de moi... Merci.»
Elle avait les larmes aux yeux lorsqu'elle a prononcé ce dernier mot... Je ne pouvais pas ne pas lui obéir. Le dimanche suivant, elle m'a prit par la main pour m'aider et on est allé tout raconter à Maman. Elle est bien sûr aller demander la confirmation à mon père... Sans rien dire, il a simplement pris sa voiture et est partie. On a appelé sa famille et son frère l'a retrouvé sur un pont, près à se jeter dans le vide. Il a réussi à l'en empêcher et l'a simplement convaincu d'aller se rendre au poste de police.
L'enquête a été très rapide. On m'a rapidement emmené au poste de police pour que je fasse ma déclaration (probablement les pires heures de ma vie, pire même que les actes de mon père, puisque les policiers me forçaient à tout revivre dans ma tête pour que je puisse tout raconter dans les moindre détails, sans rien oublier). Mon frère fut aussi emmené pour qu'il fasse la sienne. Puis il y eu les travailleurs sociaux, psychologues, avocats... Bref, on m'a fait rencontré un tas de monde, certain qui devaient m'aider, d'autres qui devaient me défendre en cours... J'eus au moins la chance de ne pas témoigner directement en cours, puisque j'étais mineure. Le procès dura un an au complet, une année qui fut très difficile pour tout le monde. Ma dernière petite sœur, Sakura, était trop jeune pour comprendre pourquoi on lui enlevait son père ainsi. En plein milieux de son complexe d'œdipe, elle n'arrêta pas d'exploser en larme et de réclamer son père qu'elle aimait temps. Les relations dans la famille se dégradèrent de plus en plus. La famille de mon père commença à nous ignorer, ou à tout mettre ça sur la faute de ma mère. Afin de survivre dans cette tempête, nous les quatre enfant apprirent à se serrer les coudes et à s'entraider, développant une très forte relation tous ensemble. Ma mère le prit comme-ci on était un clan qui se liguait contre elle.
En peu de temps, notre maison qui était jusqu'à présent une maison plus ou moins normale, se retrouva un véritable foyer de malheur. Il n'y avait plus rien pour moi dans cette ville qui me rendait heureuse. L'école m'ennuyait, le cirque commençait à me dégoûter, je n'avais pas vraiment d'amis pour sortir... Comble de malchance, mon bal de finissante fut un véritable fiasco, loin de la journée parfaite et magnifique que je m'avais imaginer. Non, je ne pouvais pas rester dans ma ville natale, je devais aller poursuivre mes études plus loin.
Je me déménageai donc chez ma grand-mère maternel, dans un petit patelin qui était loin d'égaler ma grande ville, mais qui n'étais pas désagréable pour autant. J'intégrai un tout petit programme d'étude, ne contant que 17 personnes dans ma classe. J'espérais ainsi créer facilement des relations avec mes camardes de classe, ce qui fut le cas au delà de mes espérances. Peu à peu, je commençai à prendre de l'assurance et à me faire une petite place dans ma classe. Mais c'était uniquement dans ma classe, ainsi que dans le travail que je m'étais trouvé. Je n'avais pas encore trouvé ma place dans le monde, je ne savais pas qui j'étais exactement, ni ce que je voulais faire. Je changeais toujours d'objectif: médecin, traductrice, militaire, infographiste, bio-informaticienne, parapsychologue... Comme j'étais devenue lâche et désintéressée, mes notes avaient légèrement baissé, mais je me maintenais tout de même en haut de la moyenne du groupe, en travaillant beaucoup moins que la totalité des élèves de ma classe. Toutes les portes s'ouvraient à moi, mais j'étais complètement désillusionner. Ce qui m'attend plus tard ne peut surement pas être pire que ce que j'ai déjà vécu, mais comment espérer qu'il soit meilleur? J'ai complètement perdu l'espoir d'être parfaitement heureuse un jour. Je vis au jour le jour, me tenant occupé un maximum pour ne pas ressasser le passé ni craindre le futur. J'affiche un sourire heureux pour montrer que je vais bien mais en réalité, je suis complètement perdue. Qui suis-je? Que dois-je faire? Pour quoi suis-je venue au monde? Pourquoi je suis ce que je suis? Pourquoi je n'arrive pas à être comme les autres? Pourquoi je ne veux pas être comme les autres? Pourquoi est-ce que je trouve ma vie si plate, si ennuyante, alors que j'ai fait temps de chose extraordinaire, et que j'ai survécu au pire?
Une annonce à attirer mon regard, dans le journal dernièrement. Saigo no Kitai, le dernier espoir... Bah, j'imagine que je n'ai rien à perdre. Je ne sais pas trop comment je dois prendre le fait que mon inscription à été immédiatement accepté... Soit cette établissement n'est pas du tout populaire, soit ils ont jugés mon cas complètement désespéré, et qu'ils m'ont pris en pitié. J'ai horreur de la pitié. Après tout, la majorité de ma vie, c'était mes choix. Et si c'était à refaire, je referait probablement la même chose, et je souffrirais probablement de la même manière. Non, je ne peux pas encore dire que tout ça a valu la peine. Seulement je ne connais rien d'autre. Et je ne peux pas changer le passé. Je peux seulement vivre le présent, en espérant que le futur me réserve de bonne surprise. C'est fou ce que j'ai de la misère à le croire. Après tout, pour que certaines personnes soient heureuses, il faut qu'il y en ait d'autres de malheureuses. Je dois avoir été choisi pour être malheureuse, afin de permettre aux autres d'être heureux. Je n'y peux rien, c'est le destin. Peut-être qu'aller à Saigo aidera le fameux destin à m'apprécier davantage... J'aimerais bien qu'il me ménage, à l'avenir...
Et moiDe l'autre côté du miroir
  • Pseudo: Elemiah Suzuki
  • Âge: 18 ans
  • Où avez-vous connu le forum: J'ai besoin de répondre à ça?
  • Code du règlement: Validé par moi-même


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Miu Takanori
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